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décembre 1971 : Richard Nixon, président des Etats-Unis,
annonce à toute la presse qu'en 1976, date du bicentenaire de l'indépendance,
la victoire sur le cancer serait totale. Fanfaronade électorale ? Non. Cette déclaration s'appuyait sur les découvertes
du docteur André Gernez, médecin français qui démontra
dès 1962 que le cancer pouvait être évité
dans 93% des cas
statistique conformée en 1969 suite
à une étude menée par le docteur Gak de l'INSERM.
La
théorie est simple. La mitose (reproduction) d'une cellule cancéreuse
procède de la même manière que pour les cellules souches
(non différenciées) à savoir qu'une cellule reproductrice
va se diviser en deux cellules reproductrices contrairement aux cellules
normales qui se scindent en une cellule reproductrice et une cellule opérationnelle
non reproductrice. La prolifération cellulaire cancéreuse
est donc exponentielle (pour 1 cellule au temps 0, nous aurons 16 cellules
à 1 an, 103 cellules à
3 ans, 106 cellules à 6 ans,
etc). A partir de ce constat, le Dr Gernez met au point un traitement préventif simple (colchicine et hydrate de chloral) sur 10 jours qui, suivi chaque année, évitera tout développement
de la maladie chez les sujets à risque.
Le
13 décembre 1974, une réunion a lieu chez le professeur
Ripoche au 46 rue de Spontini entre le professeur Pierre Boulenger, Directeur
Général de la Santé, et M. Poniatowski, Ministre
de la Santé. Il est décidé de ne pas rendre publiques
les travaux de M. Gernez. En effet, cette découverte, si elle était
appliquée, aurait augmenté brutalement de 7% la moyenne
de la durée de vie. Raison invoquée : les structures sociales
soudainement inadaptées ne permettraient pas cette avancée
...
Pourtant,
le 17 Juin 1979 à Salzburg, les découvertes d'André
Gernez sont consacrées par le milieu scientifique officiel. Il
reçoit, à l'unanimité d'un jury composé de
40 prix Nobel, le prix Hans Adalbert Schweigart de la protection de la
vie pour la découverte du double cycle cellulaire qui permet la
prévention du cancer et sa guérison par la méthode
dite "systématique post-opératoire synchronisée".
Il reçoit son prix des mains du prix Nobel Linus Pauling.
Voici
ce que déclare André Gernez en 2003 un mois avant le lancement de la campagne
anti-cancer de Jacques Chirac :
"Le
projet présidentiel inauguré en mars va orienter la
cancérologie pour des décennies et chacun est concerné
par ses résultats. S'il fonde son action sur les principes annoncés,
qui ont démontré leur inefficacité, la guerre déclarée
est inutile. Elle sera même dangereuse et retardatrice car, en figeant
dans l'impasse les carrières que vont induire les nouvelles structures,
elle en garantira l'immobilisme en même temps que l'échec.
Il
existe une autre donne, prête à une application immédiate.
Elle porte sur la morbidité et sur la mortalité du cancer.
En
ce qui concerne la morbidité, elle consiste à intervenir
annuellement, à partir de l'âge de risque, sur le segment
initial de la végétation cancéreuse. Il ne comporte
alors que quelques cellules fragiles, non fixées, vulnérables
et dont l'élimination ne requiert qu'une brève chiquenaude
thérapeutique. Cette prévention active, biologiquement anodine
et sociologiquement légère, a fait la preuve dans tous les
contrôles, sans aucune exception, de son efficacité. La protection
qu'elle induit est constante et proportionnelle à la modalité
fragmentaire ou totale de la procédure adoptée.
Ce nettoyage annuel des embryons de cancer récemment apparus et
qui ne comportent qu'une dizaine de cellules est bien entendu plus facile
que l'intervention entreprise quand le cancer en contient un milliard
et devient décelable.
En
bref, il est plus facile, plus simple et plus sûr d'écraser
un gland qu'un chêne.
En
ce qui concerne la mortalité, la chimio-hyperthermie, qui introduit
une nouvelle donne dans l'arsenal thérapeutique, vient de faire
la démonstration éclatante de son efficacité aux
stades avancés.
Le chirurgien en appréciera la virtuosité de la modalité
opératoire; le biologiste conviendra qu'on peut la conforter ou
opter pour la modalité réitérable et ambulatoire.
La
prospection de cette nouvelle donne offrirait au projet présidentiel
une opportunité d'action biologiquement cohérente avec certitude
de résultats dans une guerre qui peut être éclair."
Mais,
financièrement, cette éradication du cancer est-elle plus
acceptable financièrement aujourd'hui qu'en 1974 ?
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